The Last Arena › dim. 15 juil. 21:45 › 23:00
Voir les Flaming Lips et mourir! Il est de bon ton de le penser, de le dire et vivre de près une prestation de l’ensemble américain reste une expérience riche pour les oreilles et pour les yeux. Car avec les Flaming Lips, le show est total, un peu halluciné, acidulé, naïf et même enfantin parfois. Le passage en super tête d’affiche sur la Last Arena pour, presque, conclure la version 2012 de Dour se doit d‘être festive et enlevée. Vu l‘état du terrain et des festivaliers, la mission n’est-elle pas impossible?
Quelque notes de l’hymne rassembleur Race for the prize, qu’on écouterait pendant des heures, ont le don de rassurer. Wayne Coyne est à la barre, confettis, serpentins, ballons géants sont comme toujours de la fête et envahissent la plaine de la machine à feu. Le démarrage, sous forme de perpétuel et flamboyant final, est très fort, comme à chaque fois. Le leader grisonnant s’aventure comme à son habitude “sur” ses fans dans son ballon transparent, l’effet reste marquant. Le reste de l’heure de “jeu” est riche, créative, psychadélique et expérimentale. Entre Mercury Rev et Arcade Fire, en passant par un effet Pink Floyd, on ne s’ennuie pas avec les gars de l’Oklahoma.
Difficile toutefois de ne pas regretter les conditions extérieures qui, si elles ont eu l’art de s’ancrer profondément cette année dans les corps et les esprits présents, ont surtout le don de gâcher le plaisir et la fête, qui restent les deux notions cibles d’un groupe comme les Flaming Lips quand ils prennent possession d’une scène.
8/10