Oasis sur Dour!

The Last Arena › dim. 18 juil. 18:00 › 19:00

Même si la chaleur et la sécheresse sont au rendez-vous de la dernière journée de festival, croiser du regard un touareg avec une guitare électrique ne relève nullement un mirage. L’ensemble malien Tinariwen a en effet posé ses pénates sur la scène de la main stage pour diffuser un vent d’exotisme aux festivaliers proches de la fin de leur marathon musical.

« Blues touarègue », c’est l’étiquette collée sur le dos des maliens depuis près de trente ans aujourd’hui. Voilà un mariage qu’on pourrait penser bien indigeste mais à écouter la musique lancinante dégouliner dans les oreilles sous le chaud soleil belge, une seule envie vient à l’esprit : un besoin soudain de voyage et d’évasion. Détailler la set-list d’un tel groupe n’a pas beaucoup de sens. Avec Tinariwen, c’est une atmosphère générale qui se crée pendant une heure, à laquelle on adhère ou pas mais qui ne laisse pas indifférent. Quand on s’y attarde, on sait que la troupe malienne véhicule au travers de sa musique un réel courant culturel porteur de messages d’espoir. Les jeunes vont et viennent sur la plaine, au rythme langoureux de ce rock venu d’ailleurs, peut-être pas très attentifs mais visiblement adoucis par l’ambiance « world music » créée.

Pour les curieux : le dernier album se nomme Imidiwan : conpanions. Merci la programmation qui a osé placer aussi haut dans l’affiche et sur la scène principale une musique aussi peu connue et mise en vitrine chez nous. A Dour, lieu multiculturel par définition pendant quatre jours, elle a clairement sa place dans le décor.

Author

GM

Our quotation

7/10

Photos - By: Carlo Verfaille

Tinariwen
Tinariwen
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Tinariwen
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