Avec MGMT, le groupe le plus exotique de la nouvelle génération new-yorkaise à suivre de très très près (comme Dirty Projectors et Vampire Weekend). Yeasayer fait plutôt dans les hautes sphères. Leur musique est à la croisée de l’indie pop, des sonorités exotiques et de la musique psychédélique et électronique. Ou, pour reprendre leurs propres termes, c’est du « Middle Eastern-psych-snap-gospel ». Et le public aime et en redemande. Leur premier album « All Hour Cymbals » (2007) figure dans le top des 200 meilleurs albums de la dernière décennie compilé par le très influent site Internet Pitchfork. Difficile de faire entrer cette musique dans une catégorie, tant les influences se chevauchent. « Et c’est là un des plus beaux compliments qu’un groupe peut recevoir en ces périodes ou les genres et les sous-genres se multiplient », peut-on lire sur Pitchfork. Entre-temps, le groupe explore de nouvelles dynamiques, de nouveaux rythmes et de nouvelles sonorités. Cela donne « Odd Blood » (2010), véritable prototype de ce que sera la pop dans les années à venir. « Nous voulons que notre public transpire moins, mais bouge plus » explique le chanteur Chris Keating. Et à nos yeux, ils sont tout à fait capables de réussir ce pari.