Stereophonics

Le monde a toujours besoin d’un trio de rock solide. C’est aussi ce que pensaient Kelly et Richard Jones (pas des frères) au début des années 1990. Avec le batteur Stuart Cable, ils ont créé un groupe portant le nom de tous leurs héros musicaux chez eux à Cwmaman – oui, c’est au Pays de Galles. The Tragic Love Company = The Tragically Hip + Mother Love Bone + Bad Company. Il aurait aussi pu s’appeler The Who Faces, car c’est le rock britannique qui les passionne et qui les résume le mieux. Après avoir changé leur nom en Stereophonics – en remerciant la marque du tourne-disque du père de Stuart – tout va très vite pour le trio. Leur premier album, « Word Gets Around » (1997), arrive d’emblée en 6e position dans les hit-parades britanniques. Le succès se maintient dans leur pays d’origine. Sur sept albums sortis, cinq ont atteint la première place des hit-parades. En jouant énormément, ils ont pu planter leur drapeau dans un nombre croissant de pays. Ils bénéficient de l’appui d’une source miraculeuse et intarissable. Tous les deux ou trois ans, le groupe – désormais sans Stuart Cable et avec trois nouveaux membres – sort un tube mondial (pensez à « Have A Nice Day » ou « Dakota »). Le dernier est le plus beau.
« Innocent » a tranquillement dépassé tous les petits jeunes belges pour s’installer en première position à l’émission « De Afrekening ». Qui a parlé de vieux croulants ?